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Il y a une semaine, lors d'un entraînement en bosses à Mont-Gabriel au Canada, Sandra Laoura a lourdement chuté sur le dos. Toujours sans aucunes sensations dans les jambes, la skieuse entame maintenant une longue période de rééducation et d'attente.


Le scénario cauchemar
«Sandra s'est déplacée une vertèbre en chutant à l'entraînement et elle ne sentait plus ses jambes. Elle a été opérée dans la nuit de vendredi à samedi pendant trois heures par un des meilleurs chirurgiens de Montréal. L'opération s'est très bien passée mais à l'heure qu'il est, Sandra n'a toujours pas retrouvé la sensibilité dans ses jambes (...) Pour nous l'objectif, c'est d'abord qu'elle remarche, on sera déjà content.» La déclaration de Fabien Bertrand, le coach de Sandra Laoura, a frappé de plein fouet le c½ur du ski français et des nombreuses personnes qui entourent la médaillée de bronze des JO de Turin. Le temps d'un salto arrière, une figure que la Plagnarde maitrisait parfaitement, la vie de Sandra a basculé. Des blessures, elle en avait connu, à l'épaule notamment l'année dernière quelques mois avant les Jeux. Mais celle-ci, non, personne ne l'avait imaginé. Gravement touchée à la colonne vertébrale et à la moelle épinière, la bosseuse n'a toujours pas retrouvé, depuis vendredi, de sensibilité dans ses membres inférieurs.

L'avis des médecins
Durant les premiers jours, personne ne voulait réellement se prononcer sur l'évolution de sa blessure. Si aujourd'hui certains médecins ont parlé, «seul le temps dictera ce que l'avenir réserve pour cette brillante athlète.» Le docteur de l'hôpital de Montréal, Jean Ouellet a tenu à s'exprimer mercredi dernier, pour rassurer, inquiéter ou tout simplement pour informer. La rééducation pourra prendre des mois. La possibilité de guérison existe mais il faut attendre. Une attente que Sandra Laoura pourra «supporter» grâce à son énorme force de caractère. La jeune femme de 26 ans est admirable et très courageuse. Depuis sa plus jeune enfance, elle a vaincu les épreuves les unes après les autres avec conviction et ambition. L'intégration en France, l'accès à la nationalité française pour intégrer l'équipe nationale, l'univers exigent du sport de haut niveau... Sandra n'a jamais baissé les bras.

L'avenir incertain
«C'est un nouveau combat qui s'annonce pour moi. Depuis le premier jour, je mets toute mon énergie à faire en sorte de récupérer le mieux possible, grâce notamment à mon esprit de compétitrice». Consciente de ce qui l'attend, la médaillée olympique ne perd pas le moral. Sa famille, son entourage, ses amis savent qu'elle aura besoin d'un soutien énorme et elle, sait que la petite flamme qui brille dans son c½ur et son sourire l'aideront personnellement dans les moments difficiles. Rejointe au Canada par son ami Cédric, dès les premiers jours de son hospitalisation, Sandra est désormais rentrée en France depuis quelques heures. Toute personne la connaissant de près ou de loin sait maintenant qu'il faudra tout le respect, la force et la volonté pour l'aider à garder chaque jour son magnifique sourire.

# Posté le dimanche 28 janvier 2007 15:27

Modifié le dimanche 28 janvier 2007 15:42

Palmarès

Palmarès
Nom: Laoura
Prénom: Sandra
Date de naissance: 21 juillet 1980
Lieu de naissance: Constantine (Algérie)
Nationalité: française
Taille: 1,67 m
Poids: 60 kg
Sport/discipline: freestyle/bosses
Club: La Plagne (Savoie)
Palmarès
Jeux Olympiques:
Bosses: 3ème (2006), 8ème (2002)
Championnats du monde:
Bosses: 10ème (2003), 20ème (2005)
Coupe du monde:
Bosses: 3ème à Inawashiro (JPN/2002-2003), 2ème à Lake Placid (USA/2002-2003), 2ème à Spindleruv Mlyn (CZE/2005-2006)
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# Posté le dimanche 28 janvier 2007 15:23

Modifié le lundi 29 janvier 2007 14:22

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Lors de l'entrainement de l'épreuve de Mont-Gabriel au Canada, la skieuse Sandra Laoura s'est grièvement blessée. Elle pourrait être paralysée à vie.

5 heures d'opération
Sandra Laoura ne marchera peut-être plus jamais de sa vie. La jeune Française, médaillée de bronze aux derniers JO de Turin en ski acrobatique a lourdement chuté lors de l'entraînement de la compétition canadienne du Mont-Gabriel. Vendredi, la skieuse de 26 ans s'est mal réceptionnée sur son premier saut périlleux, la tête la première. Après un long moment étendu sur la piste avec les docteurs du circuit, elle a été transférée à l'Hôpital général de Montréal pour y être opérée durant cinq heures par les médecins locaux, pour des fractures aux 11e et 12e vertèbres thoraciques. Mais Radio Canada confirme qu'elle «n'avait aucune sensation dans les jambes.» L'opération qui consistait à ressouder deux vertèbres a en partie pu être menée à bien comme le confirme le docteur Robert Foxford, le médecin de l'équipe canadienne, auprès de RDS : «Les deux vertèbres ont été sévèrement déplacées et elle a une petite fracture. A midi samedi, elle ne bougeait toujours pas ses jambes. Les deux prochains jours seront déterminants. On garde espoir.»

La native de Constantine en Algérie va donc rester hospitalisée pour une durée indéterminée. Elle a été rejointe par son ami venu de France en urgence, ainsi évidemment que l'ensemble de l'équipe de France présente sur place, et de Lionel Finance, ex-entraîneur des équipe de France qui travaille aujourd'hui au Canada. «L'accident de Sandra a évidemment perturbé toute l'équipe de France. Cela nous force à nous regrouper», a confié le bosseur Guilbaut Colas. A 26 ans, sa carrière semble évidemment compromise et c'est toute sa vie qui pourrait en être modifiée si elle ne remarche plus jamais. Quelques mois après le plus beau moment de sa carrière avec cette belle médaille de Turin, consécutive à une grave blessure à l'épaule, Sandra Laoura vit désormais les pires moments de sa vie de femme. Souhaitons qu'elle puisse au moins marcher à nouveau dans un avenir proche.
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# Posté le dimanche 28 janvier 2007 15:22

Modifié le dimanche 28 janvier 2007 15:43

interviews

interviews
Q: Comment vous sentez-vous depuis votre retour en France ?
R: "Bien, Je suis contente d'être rentrée. J'ai un peu de mal avec le décalage mais c'est en train de revenir petit à petit, donc ça va. C'est cool d'avoir vu du monde, ça m'a fait du bien. Au début, il y en a qui appréhendait un peu de me voir mais une fois qu'ils avaient ouvert la porte, ça allait. Ils se demandaient comment ils allaient me trouver, c'est normal."

Q: Vous souvenez-vous ce qui s'est passé le 6 janvier ?
R: "Bien sûr, j'étais consciente. Je me souviens de tout. Je suis partie sur le saut et au lieu de tourner normalement, d'allonger, j'ai bloqué un peu la rotation et j'ai atterri sur le dos."

Q: Avez-vous retrouvé des sensations dans les jambes ?
R: "Il y a des petits changements quand même. Il y a des moments où j'ai des sensations de froid, c'est une chose que je n'avais pas avant."

Q: En savez-vous plus aujourd'hui sur la gravité de votre blessure ?
R: "J'étais déjà au courant là-bas (à Montréal), j'étais au courant que la vertèbre D12 s'était cassée, qu'elle avait un peu compressé la moelle épinière, que ça avait été très bien réparé et bien remis en place, qu'ils avaient laissé assez d'espace... Le chirurgien m'a tout dit avant de m'opérer."

Q: Est-ce que le fait que vous puissiez ne jamais remarcher vous a traversé l'esprit ?
R: "Non. C'est une question que je ne me suis pas posée et que je n'entends que dans la bouche d'autres personnes. Je ne me la poserai pas. C'est impossible pour moi."

Q: Vous êtes une sportive de haut niveau, cela peut-il vous aider ?
R: "Oui ça aide. Je sais qu'il va falloir du temps, être patiente, que ça va être douloureux à certains moments. Ces choses-là on les vit en tant que sportif dans le sens où l'entraînement peut être dur, où parfois on souffre de petites blessures ou d'une défaite."

Q: Parlez-nous des marques de soutien que vous avez reçues...
R: "C'est beaucoup. Il y en a énormément. Je reçois des textos, des lettres, des appels téléphoniques, des messages transmis par des amis à d'autre amis. Par exemple, un couple d'amis est venu me voir avec un gâteau et des vêtements offerts par des gens que je ne connais pas du tout. Dans une lettre, ils me disent qu'ils ont été très touchés par ma blessure, que je suis très courageuse et qu'ils espèrent que je vais bien, qu'ils pensent à moi. Des gens que je ne connais pas... Tout ça me touche, les gens sont vraiment gentils."

Q: Est-ce une petite consolation de voir les garçons faire d'excellents résultats en ce moment ?
R: "Cela me fait super plaisir. Je suis contente parce qu'eux au moins ont ce qu'ils méritent et moi, ces beaux résultats m'aident à garder le sourire. Je suis vraiment contente qu'ils y arrivent."

Q: Qu'est-ce qui vous donne le sourire aujourd'hui ?
R: "Un peu tout... Le fait de voir mes proches, le fait d'entendre des gens au téléphone me parler d'autre chose ou rigoler avec moi. Et aussi le fait de me reposer (rires)..."

Q: Allez-vous reskier un jour ?
R: "Je ne me pose pas la question."

Q: Comment voyez-vous l'avenir ?
R:"Je ne sais pas trop, je ne me suis pas penchée là-dessus. Je sais juste que ça va être bien, que ça va bien se passer, que je vais pouvoir faire les choses que j'avais déjà envie de faire avant, mais que je les ferai simplement avec une échéance plus tardive".

Q: Où allez-vous chercher votre capacité à positiver ?
R: "Je ne sais pas, c'est moi. C'est naturel, mais c'est aussi quelque chose que j'ai découvert, ou plutôt qui a été amplifié en fait. Parce que j'ai déjà su avoir des attitudes, par exemple pour décrocher un médaille (aux JO de Turin), où je m'étais transformée, où mentalement j'étais ailleurs."

Q: Est-ce que ce que vous avez vécu va changer votre vie ?
R: "Oui, mentalement ça va changer beaucoup de choses."
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# Posté le dimanche 28 janvier 2007 15:22

Modifié le dimanche 28 janvier 2007 15:45

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# Posté le dimanche 28 janvier 2007 15:21